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Texte intégral de l'article du n°009 d'AUTO HEROES  (janvier-mars 2018)

SUR LA ROUTE...

Au milieu des années 60, les constructeurs automobiles Français sont incités à produire à l’international. Des accords sont signés notamment au Canada où Jean Lesage qui dirige « le parti libéral du Québec » déplore que seulement moins de 10% des entreprises soient aux mains de francophones. En 1964 la SOMA (Société de Montage Automobile) implante une usine au Sud de Montréal à St-Bruno de Montarville pour y assembler les Renault 8, 10 puis 16 et les Peugeot 204 et 404.

Les Canadiens sont habitués aux voitures Américaines, il faut aux Français réfléchir à des modèles plus adaptés à ce grand continent. Le pick-up est une institution outre-Atlantique. Peugeot décide donc de réfléchir sur le sujet. En France à cette époque c’est la 403 Plateau qui est au catalogue des utilitaires légers, elle le sera jusqu’en 1967. Elle succède à la 203 avec la même typologie : moitié berline, moitié brouette… Afin de ne pas reproduire avec le futur pick-up 404 cette rudesse esthétique, est donnée carte blanche au jeune carrossier Jean-Paul Coudert. Il faut puiser dans les forces en présence.

En s’inspirant des Ford Ranchero et Chevrolet El Camino contemporaines, on optera pour un style de carrosserie peu commun en France le « Coupe Utility », à savoir un utilitaire élégant et une finition digne de ce nom. Avec comme consigne de piocher dans les stocks, la berline 404 ne fournira pas seulement la partie avant mais aussi la lunette arrière pour adoucir le dos de la cabine, les panneaux de portes extérieurs et les ailes remplaceront les traditionnelles ridelles latérales. A l’intérieur on retrouvera le tableau de bord complet et les sièges en cuir de la version Superluxe.

Malgré une élégance certaine, ce prototype ne verra pas le jour en grande série, Peugeot préférera renoncer à diffuser des utilitaires en Amérique du Nord et sortira en 1968 le classique pick-up 404 que l’on connait. C’est l’Afrique qui sera finalement sa terre promise avec notamment une production au Kenya jusqu’en 1981.

Si cette histoire est tout à fait plausible, elle a été délibérément romancée, base de réflexion de cette étude de style en vrai grandeur. Florend dessine depuis toujours, de l’architecture le jour et des Vintage-Cars la nuit (dessin de presse, série limitée VW Art Cox Remember, www.dabelprod.com ... ) et souhaitait participer à la naissance d'un modèle au profil singulier.

Les idées ne manquent pas et aux carrefours des projets celui de la 404 « El Camino » semblait évident… Une base accessible, originale, fiable, pratique, prête à avaler les kilomètres sur les départementales et les chemins de traverse…

La base est un pick-up 404 de 1973 déshabillé de sa caisse d’utilitaire à ridelles. Une épave de berline de 1964 donnera toutes les pièces nécessaires à cette quête d’élégance. La fameuse courbe qui va d’un feu arrière à l’autre en passant par le dessus de la lunette arrière est ainsi magnifiée… Il est certain qu’une telle version aurait eu sa place dans le catalogue de la firme de Sochaux, avec, pourquoi pas, le V6 du coupé 504… On peut toujours rêver…

notre 404 elcamino dans la presse

8 pages à découvrir dans le numéro 439 et la couverture d'Autorétro de mars 2019, le fameux magazine avec le sous-titre "Soyez moderne, roulez en ancienne !".

notre 404 elcamino dans la presse

C’était notre « devoir de vacances »… Notre périple Dabeltour de l’été 2018 nous a donné l’occasion de satisfaire une demande spéciale du rédacteur en chef d’ Itinérance , à savoir un article sur le côté Vintage de la Vallée du Lot pour le Hors-Série 2019… La galerie de portraits des gens croisés sur le chemin de la route et la qualité des photographies il faut bien le dire ont fait passer les 8 pages souhaitées initialement à une bonne quinzaine… Plutôt bon signe.

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